{"id":1728,"date":"2018-08-26T06:39:59","date_gmt":"2018-08-26T04:39:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.actioncivile.ovh\/?p=949"},"modified":"2018-08-26T06:39:59","modified_gmt":"2018-08-26T04:39:59","slug":"dapres-le-dictionnaire-lamy-societes-commerciales-laction-civile-des-associes-ranarison-tsilavo-nexthope-a-titre-personnel-est-irrecevable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rambelo.ovh\/index.php\/2018\/08\/26\/dapres-le-dictionnaire-lamy-societes-commerciales-laction-civile-des-associes-ranarison-tsilavo-nexthope-a-titre-personnel-est-irrecevable\/","title":{"rendered":"D&rsquo;apr\u00e8s le dictionnaire  LAMY soci\u00e9t\u00e9s commerciales, l&rsquo;action civile des associ\u00e9s, RANARISON Tsilavo NEXTHOPE, \u00e0 titre personnel est irrecevable"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cette action \u00e9tait traditionnellement ouverte \u00e0 l&rsquo;associ\u00e9 pour obtenir r\u00e9paration de son pr\u00e9judice <strong>personnel<\/strong> ( Cass. crim., 9 juill. 1996, n<sup>o<\/sup> 95-84.335, RJDA 1996, n<sup>o<\/sup> 1480, p. 1036). Pour rendre la constitution de partie civile des associ\u00e9s recevable, ce pr\u00e9judice devait \u00eatre en relation directe avec l&rsquo;abus de biens sociaux ( Cass. crim., 6 janv. 1970, n<sup>o<\/sup> 68-92.397, Rev. soci\u00e9t\u00e9s 1971, p. 25 ; Cass. crim., 28 avr. 1981, n<sup>o<\/sup> 80-90.186 ; Cass. crim., 20 f\u00e9vr. 1989, n<sup>o<\/sup> 87-80.164 , rendu \u00e0 propos d&rsquo;actionnaires, en m\u00eame temps fournisseurs de la soci\u00e9t\u00e9 ; Cass. crim., 29 mai 1989, n<sup>o<\/sup> 87-83.379 ; Cass. crim., 8 nov. 1993, n<sup>o<\/sup> 93-80.056, BRDA 1994, n<sup>o<\/sup> 2, p. 4 ; Cass. crim., 26 f\u00e9vr. 1998, n<sup>o<\/sup> 96-86.505, Rev. soci\u00e9t\u00e9s 1998, p. 604, note Bouloc, rendu \u00e0 propos de cessionnaires de parts sociales, ayant d\u00e9couvert, apr\u00e8s leur entr\u00e9e dans la soci\u00e9t\u00e9, les agissements illicites des anciens dirigeants). Et, pour la Cour de cassation ( Cass. crim., 23 juin 1980, n<sup>o<\/sup> 80-90.692, Bull. crim., n<sup>o<\/sup> 200, p. 523 ; Cass. crim., 5 nov. 1991, n<sup>o<\/sup> 90-82.605, Bull. crim., n<sup>o<\/sup> 394, p. 997), aucun texte n&rsquo;exigeait m\u00eame des actionnaires se constituant partie civile devant le juge d&rsquo;instruction, qu&rsquo;ils prouvent avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenteurs de leurs titres \u00e0 la date des faits frauduleux all\u00e9gu\u00e9s \u00e0 l&rsquo;encontre de leurs dirigeants.<\/p>\n<p>Mais cette position d&rsquo;ouverture de la chambre criminelle \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;associ\u00e9 agissant, non pas <em>ut singuli<\/em> (voir n<sup>o<\/sup> 710), mais bien \u00e0 titre personnel, para\u00eet bien avoir \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9e \u00e0 partir de 2000. En effet, dans un arr\u00eat du 13 d\u00e9cembre 2000 ( Cass. crim., 13 d\u00e9c. 2000, n<sup>o<\/sup> 99-80.387, Bull. crim., n<sup>o<\/sup> 373, p. 1135, JCP E 2001, n<sup>o<\/sup> 14, p. 590, Bull. Joly 2001, p. 497, JCP E 2001, n<sup>o<\/sup> 27, p. 1138, note J.-H. Robert, RJDA 2001, n<sup>o<\/sup> 5, n<sup>o<\/sup> 593, p. 528), la chambre criminelle a pr\u00e9cis\u00e9 que \u00ab <em>la d\u00e9pr\u00e9ciation des titres d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9coulant des agissements d\u00e9lictueux de ses dirigeants constitue, non pas un dommage propre \u00e0 chaque associ\u00e9, mais un pr\u00e9judice subi par la soci\u00e9t\u00e9 elle-m\u00eame<\/em> \u00bb. En l&rsquo;esp\u00e8ce donc, elle a approuv\u00e9 une cour d&rsquo;appel d&rsquo;avoir rejet\u00e9 la demande d&rsquo;un actionnaire en remboursement de sa cr\u00e9ance en compte courant et en r\u00e9paration de la perte de son investissement du fait de l&rsquo;abus de biens sociaux commis par le pr\u00e9sident du conseil d&rsquo;administration : la cr\u00e9ance all\u00e9gu\u00e9e \u00e9tait bien sans lien de causalit\u00e9 directe avec l&rsquo;abus de bien social, et il n&rsquo;\u00e9tait pas davantage d\u00e9montr\u00e9 que la perte de valeur d&rsquo;un investissement dans la soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9coule directement du m\u00eame d\u00e9lit (<em>cf.<\/em> de m\u00eame Cass. crim., 18 sept. 2002, n<sup>o<\/sup> 02-81.892, Bull. Joly 2003, p. 63, RJDA 2003, n<sup>o<\/sup> 2, n<sup>o<\/sup> 146, p. 124).<\/p>\n<p>Et, plus nettement encore, dans un arr\u00eat du 5 d\u00e9cembre 2001 ( Cass. crim., 5 d\u00e9c. 2001, n<sup>o<\/sup> 01-80.065, Bull. Joly 2002, p. 492, note Le Nabasque), la Cour de cassation pr\u00e9cise que \u00ab <em>le d\u00e9lit d&rsquo;abus de biens sociaux n&rsquo;occasionne un dommage personnel et direct qu&rsquo;\u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 elle-m\u00eame et non \u00e0 chaque associ\u00e9<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p>Cela \u00e9tant, dans cette nouvelle approche restrictive, on rel\u00e8vera, de mani\u00e8re discordante, un autre arr\u00eat ( Cass. crim., 21 nov. 2001, n<sup>o<\/sup> 01-81.178, Bull. Joly 2002, p. 398, note S. Messa\u00ef) indiquant que d\u00e8s lors que les faits reproch\u00e9s dans une plainte d\u00e9pos\u00e9e par un actionnaire et au nom de la soci\u00e9t\u00e9 pour prise ill\u00e9gale d&rsquo;int\u00e9r\u00eats par des fonctionnaires recrut\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 et d&rsquo;anciens ministres ayant eu des responsabilit\u00e9s dans le secteur d&rsquo;activit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 constituent \u00e9galement un <strong>abus de cr\u00e9dit<\/strong> de la soci\u00e9t\u00e9, il en d\u00e9coule un pr\u00e9judice direct pour l&rsquo;actionnaire. Et on notera, par ailleurs, qu&rsquo;un tel pr\u00e9judice direct et personnel subsiste \u00e9galement aux yeux de la chambre criminelle dans le cas d&rsquo;un autre d\u00e9lit \u00e9ventuellement commis par le dirigeant : celui de pr\u00e9sentation ou de publication de comptes infid\u00e8les ( Cass. crim., 30 janv. 2002, n<sup>o<\/sup> 01-84.256, JCP E 2002, n<sup>o<\/sup> 14, p. 592). Mais, en revanche, s&rsquo;agissant de l&rsquo;abus de pouvoirs, la solution est bien la m\u00eame que pour l&rsquo;abus de biens sociaux : \u00ab <em>le d\u00e9lit d&rsquo;abus de pouvoirs commis par un dirigeant de la soci\u00e9t\u00e9 cause, non pas un dommage propre \u00e0 chaque associ\u00e9, mais un pr\u00e9judice subi par la soci\u00e9t\u00e9 elle-m\u00eame<\/em> \u00bb ( Cass. crim., 11 d\u00e9c. 2002, n<sup>o<\/sup> 01-85.176, Bull. crim. n<sup>o<\/sup> 224, p. 825, Bull. Joly 2003, p. 433, note Dezeuze, Rev. soci\u00e9t\u00e9s 2003, p. 145, note Bouloc).<\/p>\n<p>On notera qu&rsquo;a \u00e9t\u00e9 admise devant le juge d&rsquo;instruction la constitution de partie civile form\u00e9e par l&rsquo;<strong>actionnaire de la soci\u00e9t\u00e9 m\u00e8re<\/strong> pour un abus de biens sociaux commis au pr\u00e9judice de la filiale ( Cass. crim., 6 f\u00e9vr. 1996, n<sup>o<\/sup> 95-84.041, Dr. &amp; patr. 1996, n<sup>o<\/sup> 39, p. 83, Obs. Bertrel, BRDA 1996, n<sup>o<\/sup> 4, p. 5, JCP \u00e9d. E 1996, II, n<sup>o<\/sup> 837, note Renucci et Meyer). Mais, compte tenu du revirement op\u00e9r\u00e9 par la chambre criminelle le 13 d\u00e9cembre 2000, il semble bien aujourd&rsquo;hui que cette recevabilit\u00e9 de la constitution de partie civile de l&rsquo;actionnaire de la soci\u00e9t\u00e9 m\u00e8re implique qu&rsquo;il se pr\u00e9sente comme agissant <em>ut singuli<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire exer\u00e7ant l&rsquo;action sociale elle-m\u00eame (<em>cf.<\/em> Cass. crim., 4 avr. 2001, n<sup>o<\/sup> 00-80.406, JCP E 2001, n<sup>o<\/sup> 46, p. 1817, note Robert, D. 2002, p. 1475, note Scholastique).<\/p>\n<p>La constitution de partie civile peut \u00e9galement \u00e9maner d&rsquo;une <strong>association de d\u00e9fense d&rsquo;investisseurs en valeurs mobili\u00e8res<\/strong>, mandat\u00e9e par au moins deux actionnaires ayant subi des pr\u00e9judices personnels en raison de l&rsquo;abus de biens sociaux (<em>cf.<\/em> C. mon. et fin., art. L. 452-2 ).<\/p>\n<p>En cas de <strong>fusion<\/strong>, les associ\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 absorbante sont recevables personnellement \u00e0 demander r\u00e9paration du dommage r\u00e9sultant d&rsquo;actes d\u00e9lictueux commis au pr\u00e9judice de la soci\u00e9t\u00e9 absorb\u00e9e par ses dirigeants sociaux ( Cass. crim., 2 avr. 1998, n<sup>o<\/sup> 96-82.991, RJDA 1998, n<sup>o<\/sup> 987, p. 723, Rev. soci\u00e9t\u00e9s 1998, p. 614, note Bouloc, Bull. Joly 1998, p. 969, note Barbi\u00e8ri, BRDA 1998, n<sup>o<\/sup> 9, p. 4). Cette solution a \u00e9t\u00e9 r\u00e9it\u00e9r\u00e9e par la chambre criminelle dans un arr\u00eat du 2 avril 2003, donc apr\u00e8s le revirement relatif au pr\u00e9judice invoqu\u00e9 par les actionnaires. Dans cet arr\u00eat ( Cass. crim., 2 avr. 2003, n<sup>o<\/sup> 02-82.674, Bull. crim., n<sup>o<\/sup> 83, p. 326, D. 2003, p. 1504, JCP E 2003, n<sup>o<\/sup> 968, p. 1073, RJDA 2003, n<sup>o<\/sup> 1190, p. 1033, Bull. Joly 2003, p. 929, Rev. soci\u00e9t\u00e9s 2003, p. 568, note Bouloc), la Cour de cassation permet m\u00eame aux associ\u00e9s de l&rsquo;absorbante de demander r\u00e9paration de dommages r\u00e9sultant d&rsquo;actes d\u00e9lictueux subis par des filiales de l&rsquo;absorb\u00e9e.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">RANARISON Tsilavo NEXTHOPE Madagascar, simple associ\u00e9 de CONNECTIC, a obtenu 428.492 euros d&rsquo;int\u00e9r\u00eats civils dans une plainte d&rsquo;abus des biens sociaux \u00e0 Madagascar en violation des lois malgaches : article 6 du code de proc\u00e9dure p\u00e9nale malgache et article 181 de la loi 2003-036 qui r\u00e9git les soci\u00e9t\u00e9s commerciales<\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Cette action \u00e9tait traditionnellement ouverte \u00e0 l&rsquo;associ\u00e9 pour obtenir r\u00e9paration de son pr\u00e9judice personnel ( Cass. crim., 9 juill. 1996, no 95-84.335, RJDA 1996, no 1480, p. 1036). 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